Œnotourisme durable : définition !

La planète est anxieuse … et depuis la crise du Covid 19 le sentiment de « Care » ou Prendre Soin a grandi … « On a pris 10 ans en 2 mois et demi » disent les médias !

Avec l’anthropocène, nous sommes entrés dans l’ère de la bienveillance sans être sorti de la dépendance à l’énergie carbonée.

Lorsque l’on cherche à croître, accepter le changement est de la plus haute importance

Le secteur touristique s’est déjà très engagé dans la voie du durable. Des départements comme le Gers ont entamé une démarche Slow depuis longtemps. Il invite les voyageurs à repenser leur usage des espaces. Ce tourisme différent propose un rythme propre à chaque voyageur, moins prédateur, moins industrialisé et plus inclusif.

De son côté, le secteur du vin, champion du bio dans le monde agricole s’est investit dans des pratiques culturales plus respectueuses. Entre HVE, Bio et Biodynamie, la gamme des adaptations possibles à une viticulture verte répond à de nombreux besoins en matière d’adaptation agricole.

Des appellations comme Faugères inscrivent dans leurs cahiers des charges la limitation du désherbage chimique et la fertilisation azotée. Cela a créé une vraie dynamique collective avec un taux de vignerons en bio. Ils sont quatre fois supérieur à la moyenne nationale.

Mais qu’est-ce que l’œnotourisme durable ?

En matière d’œnotourisme la réflexion se dessine doucement. Ce concept est loin encore d’être compris et partagé.

Imaginons un visiteur qui visite un domaine en biodynamie, qui dort dans un écolodge et mange dans un restaurant étoilé vert.

Pensez-vous qu’il est œnotouristiquement durable ?

Il le serait si son transport était vertueux (ce qui exclu d’emblée tous les utilisateurs d’avion pour des séjours courts). Si les dépenses occasionnées lors de ses excursions avaient des retombées principalement locales. Si sa consommation de services ne perturbait pas excessivement la vie des populations et des écosystèmes …

On le comprend il ne suffit pas d’avoir une ou deux composantes du programme touristique qui soient écoresponsables … Il faut que l’ensemble de la chaine de valeur de ce secteur soit le plus vertueux possible !

Cela prend en compte le spectre du parcours client, depuis les premières requêtes sur les moteurs de recherche jusqu’aux messages sur les réseaux sociaux pour partager les souvenirs de moments d’exception. Il faudrait évaluer l’impact énergétique, sociétal au même titre que celui économique de chaque action du visiteur.

Cela peut aussi se mesurer à l’aune des cinq principaux critères environnementaux  que sont :

  • La consommation d’eau
  • La consommation d’énergie
  • La quantité de déchets générés
  • L’émission de gaz à effet de serre
  • Le pourcentage de produits biologiques et écologiques utilisés

Un paradoxe au cœur de la Culture client

La clientèle œnotouristique est aisée et très consommatrice de gaz carbonique. Elle ne correspond pas automatiquement avec l’offre d’œnotourisme durable, sobre, responsable, solidaire.

L’amateur de vin est citadin, aisé et cultivé, hyper mobile et hyper connecté : un sybarite glouton.

Comme me le faisait remarquer James de Roany, le verre est une catastrophe écologique (les fours en fonctionnement 24h/24, son transport pondéreux génère beaucoup de Co2, son recyclage également). Sa société Green Gen Technologie projette de palier ce problème avec une bouteille faite en fibres végétales (lin, bambou, chanvre …) et participe également, même si cela est indirect, à rendre l’œnotourisme plus responsable.

Car il s’agit d’évaluer l’ensemble des acteurs qui peuvent entrer dans la composition d’un voyage œnotouristique : vers un transport moins polluant, bruyant ou encombrant ?

L’hébergement moins envahissant et dévastateur d’espaces non humanisés devrait être plus économe en énergie. La restauration moins gaspilleuse et plus engagée dans les circuits courts d’approvisionnement. La communication en générale, qui est fortement utilisatrice d’énergie (si le monde digital était un pays, il serait le troisième plus gros consommateur derrière les USA et la Chine)…

Mais comment orienter les visiteurs vers une consommation plus sobre ?

Le tourisme durable c’est le tourisme de l’engagement !

le visiteur doit savoir pourquoi il vient !

L’œnotourisme durable s’inscrit dans une mouvance globale. La sensibilité écoresponsable n’en est plus à ses balbutiements.

  • -Une plateforme de réservation comme vaovert.fr permet de réserver des hébergements respectueux de l’environnement. Sa créatrice Mélanie Mambré grâce à un algorithme est capable maintenant de mesurer et qualifier le niveau d’engagement d’un hébergement éco-responsable.
  • Caro Feely vigneronne Sud Africaine installée en Dordogne et ancienne consultante pour Accenture considère qu’il faut agir avec envie. Le désir et l’engament des acteurs œnotouristiques doivent prévaloir pour « parler aux gens, partager les valeurs et toucher les esprits ».
  • La coopératives de Tain l’Hermitage a passé le cap et a atteint la norme ISO 26000 : c’est-à-dire qu’elle a décidé d’intégrer une logique de «progrès permanent et participatif, respectueux de l’environnement, respectueux des agents, et des hommes et des femmes à l’extérieur, tout en assurant la pérennité économique » wikipedia
  • -Iso 2600 également, le domaine de la Jasse près de Montpellier, favorise le déplacement doux avec l’usage de VTT & de Méhari électriques. Ce domaine place au centre de sa vision managériale le capital humain et environnemental.

L’œnotourisme durable : une vision partagée

« 86% des Français pensent que « notre manière de consommer est nuisible à l’environnent »

Outre l’aspect sociétal, les enjeux sont d’ordres relationnels et communicationnels. En activant les circuits de la conscience écologique l’entreprise intervient en interne sur son cercle proche de collaborateurs et d’entreprises partenaires. C’est ce que fait blb-vignobles qui a « lancé un challenge auprès de l’ensemble de ses parties prenantes » pour collecter et recycler les bouchons :  #BouchonsNous est une démarche éco-citoyenne organisée avec la Fédération Française du Liège.

L’idée est de permettre à ces derniers de s’approprier les valeurs durables de l’entreprise œnotouristique, de les responsabiliser et de leur donner l’opportunité de propager à leur tour cet engagement comme le propose le plan stratégique de l’OIV

  • -L’éducation à la consommation (confère la consommation responsable de Vin & Société)
  • -La transmission de la connaissance de la réalité vitivinicole (valorisation du métier)
  • -Le respect du produit, pour les hommes et les femmes qui travaillent dans les champs
  • -Des conséquences du changement climatique
  • -De valoriser le lien avec la terre (Terroir : le concept d’une vie collective)
  • -D’induire compréhension et respect pour la production
  • -De la prise de conscience de la crise climatique et des changements comportementaux à tenir

Ce cercle vertueux peut s’élargir aux intermédiaires b2b (la chaîne de distribution et de fournisseurs) et surtout vers les visiteurs en quête de découverte, de sens et d’émotion.

Enfin, Le tourisme à un rôle essentiel dans l’économie locale. L’entreprise viticole vertueuse, peut fortement interagir avec la population locale en évangélisant et montrant l’exemple. Cela va de toute évidence vers un tourisme plus alternatif, plus slow, plus humain.

Au carrefour historique d’une économie post-moderne, l’œnotourisme durable pour l’industrie viticole est une manière de valoriser son niveau minimum de professionnalisme en proposant une offre immatérielle basée sur l’éthique sociétale et environnementale.

En créant des emplois sur sites, en générant des étapes plus longues, en aidant les échanges humains et la compréhension des modes de vie on suit la tendance d’une demande croissante basée sur le Mindfulness : la pleine conscience, l’attention, la vigilance ou être en accord avec ce que l’on est !

Plus qu’un frémissement, cela semble s’affirmer avec les prémices d’un déclin du tourisme industriel (Faillite de Thomas Cook, vacillement de TUI, arrêt de la production aéronautique …) dont les modèles économiques prédateurs risquent de ne pouvoir continuer s’ils n’incluent pas des propositions sociétales. Et c’est encore plus vrai si l’on conserve la valeur ajoutée sur le territoire !

Le Branding : 5 points pour améliorer votre marque œnotouristique

Au temps du Web Social, communiquer est plus qu’auparavant devenu un synonyme de vendre. Un vigneron, tout comme un établissement touristique, disposent d’une marque. En développant une activité œnotouristique, les acteurs du marché doivent mettre en valeur cette marque.

Voici quelques infos sur le « branding », un mot pour décrire la gestion des marques commerciales.

Fieke Flier en charge du Marketing Digital à I'm sterdam - VEM8
Fieke Flier en charge du Marketing Digital pour l’OT d’Amsterdam – photo prise lors du VEM8

Vendre du tourisme c’est faire une promesse

Le vin contient une promesse, la bouteille recèle un secret. Les destinations touristiques sont pleines de rêves et d’imaginaire. Les acteurs de l’œnotourisme, encore plus depuis la digitalisation de l’économie, sont en concurrence avec d’autres destinations (œnotouristiques ou non).

La marque existe pour rassurer le client et affirmer les valeurs du château ou de la chambre d’hôte.

 

Le branding permet le bon succès d’une entreprise ou d’un territoire. Les œno-destinations et les prestataires œnotouristiques en travaillant sur ce sujet pourront consolider leur identité et se différencier des offres adverses.

1 Le branding – pour quoi faire ?
  • Faciliter les échanges : cela rend les achats plus faciles pour des clients, en les rassurant et prouvant l’origine ou la qualité du produit/service par exemple.

 

  • Permet l’identification : séduit le consommateur par la promesse que contient le produit/service comme le mode de vie suggéré.

 

  • Donner l’opportunité de s’exprimer au consommateur en découvrant le produit/service et en partageant des valeurs communes : le luxe, le collaboratif, le bio …

 

Ainsi avec le branding on peut renforcer la crédibilité de la proposition commerciale, engager vers une dimension émotionnelle, motiver le client : on le fidélise donc !

 

2 Comment définir ses valeurs ?

La marque de l’entreprise contient une identité et une image de marque. Celles-ci sont issues de ce qu’est réellement l’entreprise.

Ces valeurs doivent être finement analysées, intégrées, synthétisées pour pouvoir être partagées. Ce sera là un support nécessaire à la mise en place du storytelling, indispensable média pour toucher le cœur du visiteur.

Le territoire, la géographie donnent la trame mais la qualité  des services / produits et la communication participent aussi à cette chaîne de valeurs véhiculées par la marque.

 

3 Quels types de valeurs ?

Deux grandes familles de valeurs se distinguent :

 

  • Une logique d’usage

Ces valeurs donnent une solution aux problèmes pratiques de l’acte de consommation. Cela répond à la question : Comment le client se procure les produits/prestations, où et à quelle vitesse ?  Mais aussi englobe à la sécurité (la garantie, sincérité …) et la ré-assurance, dans cette notion on trouve également « les bons plans » …

 

  • Une logique de vie

Le client ne consomme pas toujours par nécessité ou intérêt direct mais plutôt pour une justification existentielle. Ces valeurs créatives et morales doivent ouvrir au rêve, à l’évasion que le produit / service procure.

La transformation qui s’opère en lui … la réalisation de soi qui résulte de la consommation de la prestation œnotouristique, de l’esthétique et l’émotion qui s’y rattachent.

 

Par exemple, lorsque de Amélie et Frédéric décident de découvrir le vignoble de Côte d’Or, ils ont fait le choix de suivre l’application « balade en Bourgogne » qui leurs donne la possibilité de suivre un itinéraire personnalislable à l’envi.

Cela leur donne la sécurité de l’itinéraire et les rassure sur la qualité de l’information proposée : nous sommes dans la logique pratique liée aux usages.

Mais grâce aux rencontres qui vont se produire au hasard de leur itinérance, des expériences olfactives et gustatives, nous sommes dans la dimension hédonique et existentielle de la logique de vie 

 

4 L’identité de la marque

L’identité de la marque permet de se différencier de la concurrence et de répondre aux attentes des clients. C’est à dire la manière dont l’entreprise désire être perçue. Cela inclus le nom, le positionnement, la culture, l’histoire, la charte graphique, le prix, la distribution … et le comportement de l’équipe d’accueil (le savoir-être qui transforme la relation client)

 

Cela permet d’orienter les choix de l’entreprise en toute cohérence dans un monde toujours plus concurrentiel où l’ennemi n°1 est … l’indifférence !

 

5 La stratégie à moyen & long terme de la marque

L’idée est de faire évoluer l’image de marque, sa symbolique, la notoriété des produits/prestations et les expériences relatives à l’offre vers des objectifs définis (augmentation de CA, des volumes de visite, de la réputation …).

Les moyens que l’on peut utiliser concernent package & packaging , la communication, la distribution et la politique de prix … et l’accueil.

 

L’œnotourisme entre dans la stratégie quotidienne en laissant la possibilité aux visiteurs de vivre une expérience forte, en s’appropriant les valeurs et en s’y identifiant.
Le consom’acteur va s’emparer de celles-ci et s’engagera d’autant plus que l’offre invite à l’immersion : l’entrepreneur œnotourisque doit mettre en place une stratégie qui invite la communauté/client a créer des liens interactifs fondés sur la promesse initiale
Grâce à la force du digital, il devient facile de les partager. Même s’il ne s’agit pas ici de l’unique manière d’atteindre les objectifs fixés, la stratégie d’accueil est un levier super puissant et effectif.

 

Mais je garde le mot de la fin avec une citation d’Aurélien Bellanger qui sur France Culture fait de la poésie sur ce thème : « Le choix de la marque est un choix raffiné … »

Conseil Œnotourisme anime le colloque Digital & Œnotourisme

Le 29 mars 2018 Conseil Œnotourisme anime le colloque Digital & Œnotourisme organisé par Open Tourisme Lab.

Un programme en trois temps centré sur

  1. -les préoccupations territoriales

  2. -la vision entrepreneuriale

  3. -l’expérience client

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Communiqué Vitisphère

Marc Jonas a mis en place les contenus de ces trois tables rondes et fait fonction de modérateur.

Les intervenants sont pour

la table ronde n°1
la table ronde n°2
la table ronde n°3

 

A lire l’article de Vitisphère du 30 mars 2018 sur les 3 tables rondes

La gamification de l’œnotourisme

L’accueil au domaine est un formidable levier économique, outre le chiffre d’affaire généré directement, faire de l’œnotourisme permet d’affirmer les valeurs de la marque (territoriale, prestataire ou viticole), d’enrichir le fichier en recrutant de nouveaux contacts et de toucher des clients différents.

 

Avec la gamification on accède à de nouveaux publics

 

Déjà pratiquée par le tourisme en général (bel exemple avec la Catalogne), le monde de l’œnotourisme se penche sur la question. Inter Rhône, dès 2012, a été la première inter-profession a mettre en place un e-learning sous forme de serious game. Emmanuelle Voinier, responsable œno-com chez Inter Rhône précise que cela donne de très bons résultats en particulier vers des publics éloigné comme les Chinois et les Japonnais.

 

Dirigé par une voix suave de l’hôtesse digitale et par un acteur qui interpelle le joueur, le jeu permet autant l’apprentissage du vin que la découverte touristique des sites et du patrimoine. L’interaction incite à poursuivre le voyage digital et sûrement suscite la curiosité pour venir fouler les vignobles rhodaniens.

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Les activités touristiques sont fortement impactées par la tendance mobile first« En 2016, 1 français sur 3 a déjà acheté du vin sur internet dont 47% pour les 26 – 35 ans ».

 

Les recommandations provenant des réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance en matière de choix de destinations mais aussi de vin. Marquer les esprits en proposant un serious game ou une chasse au trésor donne toutes les chances d’activer les éléments favorisant la viralité.

 

Par le jeu, les prestataires séduirons plus facilement les générations X & Y (digial native) en mettant l’aspect informel du vin sur le devant.

 

C’est aussi un levier d’attraction pour le tourisme d’affaire, incentive et team building, pour son côté social gaming : résoudre une énigme ensemble, où chacun peut mettre son propre talent (Culture, fun, sport…) au service du groupe devient un argument de vente.

 

L’escape game (par exemple la Chapelle Oubliée de la Forteresse Royale de Chinon) est l’une des tendances fortes de ce type de socialisation ludique : le digital peu s’envisager avec cette variante de pratique d’accueil. En Californie le Château Saint Jean propose une version de jeu d’évasion où chaque bonne réponse donne droit à la dégustation d’un verre : la technologie laisse place à l’imagination !

 

C’est enfin une façon de toucher les familles où les petits enfants amènent les grands parents jouer à une chasse au trésor comme le signale Madame Cambon du domaine de Cinquau dans l’appellation du Jurançon.

 

Dans les Côtes du Couchois entre la Côte de Beaune et le Côte Chalonnaise, le Château de Couches, autour de ses 4ha de vignes, propose une gamme de services avec des chambres d’hôtes, de la restauration, des prestations de séminaire et des animations œnotouristiques dont un jeu de piste et l‘œnocaching.

 

Œnocaching par Atelier Nature

Selon Stéphanie Merle, responsable de l’accueil, ces prestations ne font pas concurrence aux autres services, « c’est un excellent complément, qui ajoute de la valeur et fidélise les visiteurs : ce qui permet 1 de vendre du vin 2 de vendre les prestations de service 3 d’améliorer la notoriété.

 

Qu’est-ce que la gamification ?

La Gamification c’est mettre des éléments de concept du jeu dans une situation qui n’est pas ludique.

Cela fait appel au principe

  1. de l’enjeu : le challenge versus la compétence
  2. d’un système d’évaluation et de feedback
  3. d’un système de récompense interne et externe – interne : plaisir résultant de la maîtrise du défi, engagement …/externe : points, récompenses, punitions…

Le visiteur participe et s’implique, on parle alors de réel engagement par l’immersion, ce qui va générer une totale appropriation de la marque et la mémorisation provoquée par l’expérience du client (x-client).

 

Charles Dumoulin co-fondateur d’Atelier Nature parle de la mécanique du jeu qui ramène le visiteur dans le réel : la star c’est le joueur, « nous écrivons un scénario, le visiteur doit relever des défis : plus qu’acteur … il est le héro » ! Par exemple Bacchus descend sur Terre pour trouver une solution aux mystérieux problèmes rencontrés aux Hameau Duboeuf !

 

Du jeu d’aventure à la chasse au trésor, la complexité du programme dépend du budget qui va déterminer de la complexité du scénario, de la longueur du jeu, de la qualité graphique. De la quasi fonction audioguide sur smartphone ou tablette à un projet beaucoup plus ambitieux qui devient un élément d’attractivité en soi dans l’offre globale du prestataire, les tarifs peuvent varier de 8-10000€ ht à 30-50000 € ht. Les temps de réalisation sont proportionnels et oscillent de un mois à plus de six pour un grand projet d’aventure de 2h.

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Comment utilisent-on ces jeux lors de la visite ?

Utilisé parfois pour faire patienter le client, afin de laisser passer « un coup de feu » à l’accueil, les jeux sont une autre manière de pratiquer l’œnotourisme.

 

L’itinéraire de la chasse au trésor conduit les petits groupes de 2 à 6 de la vigne à la cave. Cela permet de comprendre les particularités du terroir, du travail du vigneron…d’interpréter le paysage mais aussi d’obtenir des clés de lecture du patrimoine bâti, un éclairage historique et cela sous forme d’images fixes, de sons et de vidéos.

Selon les cas, la prestation peut être offerte, incluse dans le prix global d’achat de la prestation ou vendue à un prix par personne 5€/adulte & 3€/ enfant soit un budget de 16€ pour les grands parents qui se promènent avec 2 enfants au domaine de Cinquau.

 

Les tarifs peuvent monter à 15€ à 20€/pax à condition que l’expérience client mène à une réelle immersion (accès à des souterrains, lieux non accessibles normalement …) selon Charles Dumoulin créateur d’œnocaching

 

Quels sont les avantages de la gamification ?

L’aspect ludique du jeu transforme l’offre : cela devient une activité expérentielle par définition.

 

Le serious game renforce la motivation et l’engagement du joueur. Cela l’aide à assimiler, lui permet d’expérimenter et de se confronter à un parcours évolutif. On voit là tout le potentiel pédagogique pour expliquer la complexité des terroirs aux Chinois et autres Américains !

 

Cela dépend aussi des objectifs initiaux bien sûr mais il est possible d’orienter l’élaboration du programme vers plus de fidélisation et de mémorisation de la marque. On peut alors recueillir des informations (adresses mail, data … ), inciter à prolonger le séjour ou à acheter des produits…

 

En travaillant sur ce qui est non dit (l’expérimentation, le partage avec d’autres visiteurs par la complémentarité des talents …), par l’aspect émotionnel, on amplifie et personnalise l’effort classique de l’accueil.

 

Globalement la gamification permet

  • l’amélioration de l’image en donnant un aspect sympathique grâce à des prestations originales qui tendent au sur mesure
  • l’amélioration de la visibilité, par la différenciation de l’offre, les prescripteurs la retiennent plus facilement
  • l’amélioration des services et des prestations en incitant les visiteurs et à la communauté à s’engager

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© Atelier Nature

A l’échelle de l’appellation ou du regroupement de prestataires

Pas besoin d’être une très grosse exploitation pour investir dans les promenades augmentées, le cas du domaine de Cinquau avec ses 8ha le prouve bien !

 

Cependant, avec l’accroissement du m-tourisme, les appellations et territoires ont tout intérêt à se pencher sur la question de la ludification de l’œno-destination en rendant attractifs des espaces considérés comme vides pour les citadins, en les aidant à se les approprier, en favorisant la curiosité et en donnant le sentiment de liberté et surtout la facilité d’usage du territoire.

 

L’exemple du Château de Couches est caractéristique. Ce prestataire œnotouristique a entraîné le territoire du Couchois a prolonger l’expérience, ce qui a amené l’ensemble de l’ère de production a développer une balade découverte de 2h.

 

Enfin, dans la logique de structuration de l’offre et de labellisation des territoires, l’effet synergie imposé par le nécessaire effort de clarification permettra d’orienter la stratégie vers un axe commun.

Ce travail sur soi, pour offrir une matière « virtualisable » aux entreprises digitales, apportera plus de visibilité à la destination, renforcera son positionnement et incitera les acteurs œnotouristiques à progresser vers la digitalisation.

 

La France est leader dans le domaine de la réalité virtuelle

open-tourisme-labStop au French Baching, la France excelle dans le digital. Avec la French Tech, issue d’une forte volonté politique pour favoriser les savoir-faire digitaux, le pays du Camembert et du béret est devenue une référence mondiale.

 

Les Brésiliens, les Canadiens ou même les Japonais seront très sûrement étonnés de se voir proposer des services de gamification dans les vignes… Du grand château Bordelais au domaine occitan moins visible, offrir des services digitaux pour des publics geek ou jeune n’empêche pas de garder la ligne traditionnelle du terroir et de se préparer à un futur, qui de fait nous emmène dans le virtuel !

 

 

 

Le digital change les entreprises … les œnotouristes aussi !

Le consommateur obtient maintenant des informations qui proviennent de nombreuses sources. Le cross-canal est rentré dans les mœurs : les appli, les réseaux sociaux et les mail sont devenus le mix-communication qui relie les entreprises aux clients.

L’œnotourisme vit cette mutation très intensément.

 

 

Un nouveau management

La gestion du temps : la valeur du temps est transformée par le digital. Les réservations se font 24h/24, le client attend une réponse immédiate, ce qui change les codes de politesse, le comportement client évolue vers plus de volatilité et d’impatience, parallèlement il s’engage plus dans la marque dans laquelle il s’identifie. L’entreprise œnotouristique doit penser cette nouvelle dimension de la temporalité dans son organisation pour supporter les variations de flux et obtenir plus de succès dans les ventes.

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L’horizontalité : Naturellement les activités d’accueil touristique imposent une certaine égalité devant les tâches à accomplir. Le co-travail s’impose avec le digital, les hôtes sont plus polyvalents et interviennent sur plusieurs postes, ils sont multi-fonctions. Cette dimension est visible dans les pratiques d’accueil mais se retrouve également au niveau business : de l’analyse, de la réflexion et des prises de décision : nous sommes dans l’ère du collaboratif !

 

La transparence : La notion d’authenticité est la tendance croissante du bon comportement digital. Le citoyen comme le consommateur est excédé par les abus de superlatifs, de photos exaltantes, de produits (ou prestations) sans âme. Parallèlement, le caractère invasif du digital (qui touche le client directement, la viralité…) peut dérouter l’internaute qui recherche plus de sécurité dans la promesse initiale.

 

Une nouvelle manière de voyager dans les vignobles

La recherche d’informations : massivement les visiteurs se renseignent avant de se décider pour choisir leur œno-destination … suite logique, les visites en ligne aboutissent par des visites terrain : le marketing digital, loin de capter tous les achats, rapproche de la vente physique.

 

Le parcours client : premier contact sur le site web -> recherches site d’avis -> réservation (directe ou par agence de voyages physique ou OTA*) -> usage appli locale -> visite (wifi : usage smartphone, tablette …)  -> réseaux sociaux -> établissement d’une relation client (CRMS**). Ainsi en 2016 18,1 millions de personnes soit 53% des français (7% en 2010 !)  on utilisé leur smartphone pour réaliser leur vacances

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La réservation : les moyens pour arriver chez le prestataire s’est accru à la proportion de l’évolution de l’outil numérique. L’Office de Tourisme et le bouche à oreille local laisse place aux sites spécialisés (réservation d’hôtellerie, de restaurant, de packages …). Les sites d’avis donnent le ton, des agences de voyages spécialisées se multiplient : l’accueil se professionnalise et tend vers toujours plus de personnalisation des services.

 

L’image avant tout :YouTube,  Instagram & Pinterest on montré l’importance du visuel. Le Smartphone est autant un appareil photo qu’un téléphone. La photo devient une manière de vivre maintenant … Les acteurs œnotouristiques doivent devancer les visiteurs en leur proposant des opportunités de prise de photos (points de vue, objets remarquables, expériences valorisantes …) qui peut propager le nom de l’entreprise. Ainsi les sites internet (responsive design) et les réseaux sociaux doivent être construits avec des images originales, de qualité, reflétant fidèlement les valeurs de la marque.

 

Un marketing repensé

La ré-assurance : le consommateur est hyper-sollicité, avant d’avoir expérimenté le produit / prestation, il a toujours un doute, il craint d’avoir fait un mauvais choix. Dans la tendance de la personnalisation et de l’expérience client, l’entreprise se doit d’interagir avec lui. Celui-ci désire plus que tout être consom’acteur et s’investir dans l’objet de son désir. Le remercier d’une prise de contact, confirmer une date ou un lieu, affirmer les références de l’entreprise sont autant d’actions à mener pour le convaincre qu’il a fait le bon choix.

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Le site d’accueil : de plus en plus les visiteurs, pour obtenir des informations produit consultent le site entreprise et les sites d’avis sur le point de vente. Les informations sur site doivent être claires, rapidement accessibles et dans les langues des clientèles ciblées. Il doit également promouvoir les sites partenaires (les revendeurs, applications, plateformes …) pour faciliter la navigation et le séjour des internautes

 

Obtenir des informations : Les enjeux de l’accueil œnotouristique est de plus en plus dans la collecte d’information client : cela devient un fantastique moyen d’enrichir le fichier, de le transformer en follower Facebook ou Twitter, de le réorienter vers un caviste ou un partenaire … De plus en plus le travail du vigneron sera de faire du bon vin et d’être capable de communiquer sur la marque : les ventes seront proportionnelles à ces deux facteurs.

 

Œnotourisme & Digital : vers la stratégie de marque

L’œnotourisme attire 42% d’étrangers (chiffre Atout France 2016), cette tendance à la hausse ne va pas baisser dans les années à venir. L’accueil devient une nouvelle façon de vendre et de communiquer. C’est une opportunité fantastique pour affirmer les valeurs de la marque, fidéliser par l’expérience client et initier une nouvelle relation client via le e-commerce (ou m-commerce).

Conseil Œnotourisme, en travaillant avec une démarche marketing de contenu, aide à intégrer la stratégie d’acceuil avec en perspective la valorisation de la marque.

 

* OTA : Online Travel Agency

** CRM-S : Customer Relationship Management-Social

12 raisons pour (re)penser sa stratégie digitale

La digitalisation de l’économie a transformé les modes de consommation. Le smartphone modifie la manière de penser le business. La communication par l’image s’impose. Nous lisons de plus en plus, mais les textes sont sans cesse plus courts.

Les activités tant viticoles que touristiques doivent s’adapter au m-commerce & m-tourisme.

Ne pas intégrer la communication digitale au sein de la réflexion managériale c’est prendre le risque de disparaître des radars du marché.

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1 / Augmenter sa visibilité & être présent sur tous les fronts

La communication digitale permet aux plus isolés des vignerons d’exister sur tous les écrans de la planète. Des Terrasses du Larzac ou des collines sancerroises, la photo des étiquettes, les messages promotionnels, les avis des oenophiles sont visibles partout de Tokyo à Vancouvert.

En croisant vos messages sur de multiples réseaux sociaux et de distribution (stratégie cross-canal) la marque devient omniprésente et sera perceptible différemment sous des points de vues complémentaires.

 

 

2 / Toucher des prospects selon leurs propres modes

La difficulté de vendre réside dans l’appréhension du « tempo client » : trouver les clients là où ils sont et quand ils le veulent reste le grand défi de la commercialisation. Les réseaux sociaux et les applications (vente à distance, site d’avis, plateforme de réservation …) donnent aux metteurs en marché le don d’ubiquité. Depuis son écran, le vigneron peut dès lors communiquer avec les internautes de toute la planète.

 

 

3 / Elargir le potentiel client & Développer le fichier client

La force d’une entreprise c’est sa clientèle ! Twitter, Instagram, Linkedin, FB, Pinterest et tant d’autres réseaux sociaux permettent de recruter, de prospecter et de fidéliser. Par des stratégies de contenus engageants (inbound marketing) et des messages ciblés, votre GRC (Gestion de relation Client) devient sociale (GRC Sociale).

D’ores et déjà, faire du bon vin et savoir communiquer sont les deux grandes tâches à maîtriser dans la gestion d’un domaine viticole !

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4 / Etre à l’écoute des tendances du marché & créer une communauté d’amis

Les réseaux sociaux peuvent-être chronophages mais leur usage aussi permet d’observer les évolutions de la demande, d’être au fait des tendances et de la concurrence.

C’est aussi une manière de tisser des liens qui peuvent s’avérer de qualité avec une communauté dont l’engagement sera proportionnel à la capacité de communiquer. La relation virtuelle ne signifie pas absence de rapports affectifs avec la prestation, le produit, l’entreprise ou la destination. L’annonce produit peut se décliner sous de nombreux aspects : ludique, pédagogique, technique, sensorielle, sociale, éthique…et doit inciter à la découverte

 

 

5 / Inciter au bouche à oreille & valorisation qualitative de la marque

Permettre à vos followers de s’impliquer dans la marque n’est pas uniquement un moyen de faire de la notoriété, c’est aussi un « plaisir » pour ceux-ci. Ils s’identifient à l’idée qu’ils se font des valeurs de la marque.

En s’engageant ils montrent leur intérêt et participent à la réputation de l’entreprise. De ce fait il participent activement à élaborer une image par le CtoC (consumer to consumer ou client à client) : ils travaillent bénévolement au prestige de votre offre.

 

 

6 / Efficacité BtoB & BtoC

En sélectionnant les bons réseaux et en y postant les bons messages il est tout a fait possible de toucher une audience professionnelle (BtoB) ou générique (BtoC). Par le principe des impressions (Twitter), des Vues (Linkedin) et des Likes (FaceBook) … il est très facile d’évaluer directement l’impact des posts. De plus, de nombreuses plateformes disposent d’outils statistiques qui permettent d’évaluer plus finement l’impact de votre communication et de réagir sur le contenu et la qualité de vos messages.

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7 /Toucher les prescripteurs & influenceurs

Le marketing change en fonction des techniques et des pratiques. La presse traditionnelle et sa publicité perdent de l’audience au profit de publications plus émotionnelles et subjectives. Les bloggeurs et leurs réseaux deviennent des intermédiaires incontournables :il s’agit de savoir séduire. C’est sur les réseaux sociaux de l’on pourra tisser des liens avec ces derniers qui pourront permettre d’envisager une fructueuse collaboration.

 

 

8 / Rajeunir votre communication en suivant les tendances & une manière plus douce d’amener les gens à vous

Le consommateur post-moderne veux avoir le choix ! S’impliquer dans une relation avec une marque n’est aucunement un problème pour peu qu’il ait la liberté de s’engager dans telle ou telle direction. L’interpeller peut s’avérer difficile tant les sollicitations sont pléthores, mais en partageant votre réalité professionnelle, en dévoilant l’environnement, en publiant des retours clients favorables vous construirez un univers attractif dans lequel il pourra se projeter.

 

 

9 / Evoluer vers une promotion plus émotionnelle & rassurer vos clients en étant présent sur les réseaux sociaux

La ménagère de moins de 50 ans n’existe plus, pas moins que le touriste, gros mot à oublier. Nous sommes tous des individus appelés à inter-agir dans une multitude de relations qui engagent notre corps, notre sens du spirituel, notre capacité à faire du lien social et notre dimension psychologique. L’expérience client englobe ces 4 paramètres. L’une des forces de la communication digitale est d’inviter à l’interaction et de considérer le client comme un consom’acteur.

 

 

10 / Une bonne manière de parler de la valeur de votre marque

Une appellation, une oenodestination, un terroir etc expriment tous des valeurs . Ainsi il arrive de dire que les Bordeaux sont « bourgeois », les Bourgogne « paysants », les Côtes du Rhônes « hédonistes »…Il y a une bonne part de subjectivité … mais ce sont des mots porteur de sens.

Les marques propagent aussi des notions auxquelles le consommateur peut s’identifier ! Les réseaux sociaux sont les outils privilégiés pour affirmer le positionnement et l’ambition de votre activité.

 

11 / Une communication de masse pour des coûts très abordables

Pour quelques centaines d’Euros il est possible maintenant de réaliser une campagne de publicité qui touchera plusieurs milliers de personnes avec des outils puissants qui peuvent cibler les profils, les tranches d’ages, les milieux professionnels et la localisation. En complément d’une gestion active  du fichier client et d’une politique éditoriale dynamique, la communication digitale, sans atteindre des budgets mirobolants, permet de toucher des cibles identifiées : gains de temps, d’énergie pour une efficacité accrue.

 

 

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Page mettre en place une campagne de publicité sur FaceBook

 

12 / Les 4 P : Un nouveau Mix du marketing

Connaître les bons usages et l’environnement culturel des internautes devient une clé pour agir efficacement sur les réseaux.

Permission – Partage – Personnalisation – Participation sont les 4 dimensions de la communication digitale moderne.

L’ère du SmartPhone implique une nouvelle urbanité. L’hyper sollicitation et l’hyper concurrence supposent de nouveaux comportements. Penser client, en matière digitale, reste une priorité.

 

Réfléchir avant d’agir

Faire un post n’est pas si compliqué … encore faut-il s’avoir quoi raconter et dans quel ordre ! Souvent par manque de temps, nombreux sont les vignerons qui utilisent les réseaux sociaux sans avoir pris le temps d’une réflexion, d’une analyse de la situation afin de déterminer ce qui va être dit, à qui, par quel canal, à quel rythme ?

Cela signifie rédiger une stratégie de communication en prenant en compte les caractéristiques réelles de l’entreprise viticole (image, production, notoriété, moyens humain, temps disponible, objectif d’entreprise …) et de définir une feuille de route répartissant les tâches, les contenus, les cibles.

 

Conseil Œnotourisme aide les vignerons à voir plus clair dans l’usage des réseaux sociaux en fournissant un Brief qui sera le chemin à suivre à court, moyen et long terme pour augmenter la visibilité digitale. Prendre du recul sur la manière d’intégrer le digital dans l’entreprise viticole, c’est gagner en efficacité et transformer en douceur l’organisation de la promotion / communication du domaine. 

 

 

 

 

 

Œnotourisme & Digital : les enjeux 2017 !

La révolution digitale bouleverse complètement nos modes de vie : du quotidien le plus pragmatique aux stratégies des grandes marques.

Au-delà de la pensée marketing, cela affecte aussi l’humain dans sa manière d’aborder le monde, avec des sauts générationnels de plus en plus marqués. 
Ce bouleversement concerne tous les métiers du tourisme : les notions de temps et d’espace s’en trouvent transformées, le monde du vin est lui aussi impacté, plus particulièrement dans sa dimension communication / vente … l’œnotourisme l’est aussi !

Que l’on soit vigneron, une chambre d’hôte ou un agent VTC*, omettre de penser le digital peut s’avérer être une erreur stratégique rédhibitoire. Les activités de service sont plus directement touchées par cette mutation qui amplifie la concurrence mais qui augmente également la visibilité.

 

Vers la standardisation

S’ouvrir à l’accueil œnotouristique suppose de répondre à la demande. Pour le monde viticole habitué à fonctionner sur un marketing de l’offre il s’agit d’une profonde remise en question. Le vigneron devient prestataire et doit suivre les logiques d’un marché exigeant, versatile et impatient.

 

Le digital positionne les œnodestinations sur un même plan : vu du Japon ou du Brésil, quelle est la différence à prix égal entre une offre packagée de la Vallée de la Loire, de la Ribera del Duero ou du Piémont ? L’industrie touristique a besoin de simplification, de standardisation … le digital ne fait qu’amplifier le phénomène.

 

Cependant, au yeux des connaisseurs, ces œnodestinations n’ont que peu de points de comparaison, l’aspect Culturel du vin permet de différencier les offres et d’affirmer les particularités régionales en mettant l’accent sur l’identité des territoires / terroirs.

 

Savoir se raconter : faire vibrer votre marque

Le storytelling, outil essentiel pour faire rêver et aider à retenir la marque, se digitalise aisément. Dans ce cas la communication numérique étend le pouvoir de séduction, d’attraction, de mémorisation lors des trois étapes de la consommation digitale : avant, pendant, après.

 

Maîtriser le storytelling c’est « penser client » en lui proposant une expérience. Les bénéfices subjectifs de cette technique retomberont positivement sur l’offre service/produit. La compréhension émotionnelle démarre loin en amont de la réalisation de la prestation. L’usage désormais dominant de la tablette et du Smartphone impose de repenser l’offre numérique en pensant un webdesign adaptatif (responsive design, cacher ou réduire le contenu, redimensionner les images…) mais aussi en adaptant les bonnes pratiques numériques  (comment répondre aux commentaires, rythme des parutions …)

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L’empathie** : une valeur relation client qui monte

En matière  œnotouristique,  le digital n’est rien d’autre qu’un moyen de rapprocher deux personnes. Derrière les écrans et les Big Data se trouvent toujours un prestataire & un visiteur. La facilité d’usage, le bénéfice des solutions apportées, la pertinence et la réactivité dans les réponses, la possibilité de vivre sur différents modes (réalité virtuelle & augmentée) avant, pendant ou après le voyage atteste de la réalité émotionnelle de la demande : l’empathie est le levier du marketing expérentiel.

 

L’hyper offre, les exagérations du marketing, le harcèlement des sollicitations commerciales … tout cela invite à penser l’humain dans sa totalité. Le client est aussi un être sensible, réflexif et non rationnel qui demande à être pris par la main !

L’Accueil qui reste le mot clé de l’œnotourisme (les bonnes pratiques) doit se faire ressentir dans la communication digitale. Il doit se faire en étant bienveillant, en rassurant (au travers notamment des techniques de réassurance marketing) et en offrant des possibilités de personnalisation du service.

 

 

Un accueil digital (au domaine, à l’hôtel, à l’OT…)

Comme la communication non verbale, l’usage digital du client centré sur votre marque doit faire ressentir les grands axes de positionnement de celle-ci. On parle de parcours digital du client et son expérience utilisateur devient multi-canal.

L’expérience digitale en matière d’œnotourisme, qui suggère généralement plaisir, évasion, rencontre doit correspondre à la réalité de l’offre vécue.

 

Ainsi le prestataire peut l’inviter à choisir des applications qui faciliteront la découverte, l’orienter vers une plateforme de réservation partenaire ou une OTA***, utiliser la messagerie mobile pour le suivre en j-1…

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L’enjeu du Wifi : des liens pour créer du lien

Il va devenir incompréhensible de la part des visiteurs et totalement incohérent  en matière économique de se priver de ce bouche à oreille fabuleux que permettent FaceBook, Instagram, Twitter, Whatsapp, Snapchat, YouTube …

Le digital change les Hommes … les habitudes et les besoins évoluent avec la technologique. Nous ne sommes plus jamais seuls, le quotidien se partage dans l’instant, à fortiori lors des moments forts de la vie (dont le voyage).

 

Ne pas avoir le Wifi à l’accueil (restaurant, domaine viticole, OT, hébergment …) en 2017 c’est comme lorsqu’on ne disposait d’email dans les années 2000 … cela « ringardise » à coup sur. Rappelons que la cible reste une clientèle plutôt aisée, urbaine et connectée et de plus en plus internationale.

L’image France, positive, doit rester présente dans toutes les zones régionales et des appellations rurales même parfois un peu reculées.

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Une nécessité : la structuration ou le savoir-faire collectif

Une nuée d’applications liées au vin, au tourisme ou à l’œnotourisme apparaissent. Elles partagent toutes le même objectif : faciliter la vie du visiteur, soit en identifiant un bon prestataire (Géovina), en obtenant des informations sur un vin (TWIL, Vivino, WineSearcher), en identifiant des oenodestinations (woowine), en ayant une expérience virtuelle de « géocommunication » (mappavini), en se faisant livrer des bouteilles (BottleTrip), en recherchant des avis (WineAdvisor), soit en achetant en ligne (les Grappes).

 

A l’usage, certaines applications finiront par rayonner et concentrer les usagers sur de nouveaux codes et pratiques … nous sommes encore dans l’ère foisonnante des débuts.

Parallèlement l’offre locale doit également se structurer selon les axes géographiques cohérents  de mobilité, relatifs à la combinaison timing/déplacement/intérêt.

 

L’enjeu principal réside dans la capacité à s’organiser localement pour mettre en place une offre adéquate par cible client. J’appelle cela créer un œnosystème ! Travailler de concert entre vignerons et réceptifs pour fluidifier les flux touristiques et rendre plus lisibles les offres de destination constitue l’objectif structurant d’un métier toujours en recherche de vitesse de croisière et qui tarde à prendre en compte les évolutions des autres oenodestinations Européennes et mondiales.

 

2017 : au travail 

Le travail de mise au numérique est une  tache exigeante à réaliser, un vaste projet collectif qui embrasse l’ensemble du territoire national. Les villes montrent la direction, et le Grand Paris avec son programme Smart City ne fait qu’anticiper un futur assez proche.

 

L’œnotourisme est une activité qui regarde les paysages ruraux. Opportunité pour dynamiser un territoire, la ruralité risque d’être handicapée par son « éloignement ». Cependant l’évolution d’une demande gourmande de services œnotouristiques  et la nécessité de développer une économie durable constituent de réelles opportunités dès 2017 pour s’ancrer volontairement dans la digitalisation de l’accueil viticole.

 

Par ailleurs la concurrence internationale va nous obliger, si l’on désire rester aux premières places en matière de destination et d’œnodestination, d’intégrer de façon gobale le digital dans les offres produit/service.

Les enjeux dépassent la vision économique d’une saison réussie mais concerne autant le commerce international du vin que la valorisation de la notoriété de zone touristiques.
De quoi travailler en somme !

 

 

 

 

 

*VTC : Voiture de Transport avec Chauffeur

** Empathie : est une notion désignant la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre individu, voire, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels, comme ses croyances.

***OTA : Online Travel Agency

Les 10 bonnes raisons d’intégrer le Community Management dans l’oenotourisme

On parle de plus en plus de m-tourisme : « l’appellation commune de l’usage des technologies mobiles dans le secteur du tourisme. Il s’agit d’une nouvelle forme d’accès à l’information touristique après l’avènement du e-Tourisme » source PIPAME*.

 

Appliqué au territoire viticole, cela nous fait évoluer vers le principe de m-terroir. Le visiteur par le medium du smartphone devient encore plus le centre la préoccupation centrale du marketer en tourisme vinicole.

Gérer son e-réputation et animer les réseaux de social friends devient une des conditions du développement économique de l’oenotourisme.

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1- Les nouveaux bouche-à-oreille : les visiteurs / clients communiquent entre eux en utilisant FaceBook, Twitter et Instagram. Ne pas savoir utiliser ces outils revient à devenir invisible : être présent en permanence permet de démontrer son dynamisme et créer du lien avec la tribu sociale.

 

2- La communication se fait de plus en plus par l’image, medium favorisé par les réseaux sociaux : les gens passent de moins en moins de temps à lire, l’effet zapping va croissant avec les nouveaux gestes qu’imposent les Smartphones.

 

3- La tendance à l’immédiateté et à l’instant présent trouve sa source dans le digital (raccourcissement des délais de réservation, facilité des recherches d’information, géolocalisation systématiquement proposée…)

 

4- Les plateformes permettent de vivre l’oeno-expérience dans les 3 rythmes temps du voyage : l’avant (la préparation) le pendant (l’expérience même), l’après (la remémorisation) avec à chaque étape, le partage qui permet d’amplifier l’émotion.

 

5- Un moyen plus « léger » pour communiquer sur les valeurs de la marque et leurs services, ce qui en outre, laisse à l’internaute la liberté de s’engager ou non.

 

6- On peut ainsi générer des sentiments positifs en postant des retours clients, preuves qualitatives rassurantes et leviers de fidélisation des oeno-curieux pour une appellation, une marque, une destination…

 

m-terroir : les usages du digital

7- Le Community Management aide à toucher différentes cibles en organisant une stratégie digitale par plateforme pour défricher un marché, rassurer les consommateurs, créer du lien, donner du sens…

 

8- Il est possible de développer « à bon coût » un réseau mondial d’ambassadeurs de votre marque : le monde est à portée de main, partout et maintenant !

 

9- Etre sur les réseaux sociaux permet de montrer ce qui constitue l’identité des marques et des produits / services. Le vin & le tourisme proposent des activités à valeur hautement identitaire : exposer ce qui fait les particularités aide à sortir de l’indifférence générée par les volumes d’information produits (storytelling).

 

10- C’est un moyen puissant pour réassurer le client /visiteur qui a toujours besoin d’être conforté dans les choix d’achat (on & off line) de prestation en lisant et visionnant des rapports, des images, des commentaires…

 

Pour finir, il y a maintenant des réseaux et des professionnels sérieux et compétents dans ces métiers numériques et ces nouveaux usages sociaux peuvent être pris en charge par eux pour toute la partie stratégique et/ou opérationnelle. Suivez mon regard …

* PIPAME : Pôle Interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations Economiques

Qu’est ce que le « m-terroir » ?

Le terroir est unique et non reproductible, c’est ce qui fait sa force par la typicité de ses produits mais aussi sa faiblesse par la rareté de l’offre d’où l’un des enjeux principaux de l’œnotourisme qui consiste à vendre des prestations soumises à une forte pression concurrentielle dans des conditions exclusives dont l’offre est limitée.

Cette distorsion offre / demande peut être source de contraintes organisationnelles et incompréhensions culturelles que les professionnels de l’œnotourisme se doivent d’estomper pour répondre à la croissance de cette filière.

 

Le terroir : un concept bien difficile à comprendre

 

Notre gloire nationale du vin tient son mystère à la complexité et la finesse de sa production due à la logique de terroir.

 

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Mais le concept de terroir (mot intraduisible dans aucune langue) est souvent très mal compris par les consommateurs de vin et les visiteurs.

 

On retrouve ce mot un peu partout, utilisé parce que vendeur (le terroir caisse !) mais souvent ce mot reste abstrait et confus pour beaucoup. Peu nombreux sont ceux qui (et même parfois les vignerons eux-mêmes) savent en dévoiler les secrets.

 

Ainsi les aspects agricoles et culturels de la culture de la vigne : la pédologie, l’ampélographie, l’histoire locale et le caractère humain du terroir sont souvent occultés au profit d’un discours technique simplifié sur la vinification et d’une dégustation qui, sans préliminaire, enlève beaucoup de charme : déguster c’est une expérience tant sensorielle qu’intellectuelle !

 

 

Le vin est bien plus que du jus de raisin fermenté dans une bouteille.

 

Le vin c’est toute une histoire, le terroir est sa matrice. Cette caractéristique multidimensionnelle fait son intérêt mais aussi sa difficulté. Voilà pourquoi le vin est complexe à appréhender !

Ce concept l’est encore plus pour les amateurs de vins venant de pays produisant des vins mono cépages (Australie, USA, Argentine…).

 

L’univers vin est porteur d’un imaginaire très favorable : le retour à la terre, le gentleman farmer, le vigneron artiste, les vins de prestige, Rabelais et sa Dive Bouteille, les excès de Bacchus ou la cuite de Noé accompagnent toujours l’œnocurieux … C’est sur cette vague que surfe l’œnotourisme, et c’est finalement cette dimension culturelle qui fait le positionnement de l’œnotourisme français !

 

Le paysage, point de rencontre entre le terroir et la visite touristique (sightseeing en anglais se traduit littéralement par vue + observation) constituent l’un des attraits majeurs de notre pays. Pour être encore mieux appréciés, on doit pouvoir les interpréter et lire leurs secrets dans les pentes ondoyantes ou en terrasses.

 

Avec internet les attentes du consommateur évoluent.

 

Guillaume Weill, dg de MetrixLab est catégorique le premier critère qui conditionne le succès d’une entreprise digitale est l’expérience client. 

 

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Exactement à l’image des pratiques touristiques, le marketing expérientiel se retrouve au centre de toutes les activités : il y a des convergences d’intérêts entre les utilisateurs et les entreprises.

 

Avec le développement de l’œnotourisme, le secteur du tourisme impose son environnement professionnel et ses pratiques (horizontalité, rapidité, standardisation …) au monde viticole (verticalité, temps long, unicité du produit …). Ce phénomène est d’autant plus vif, que la pratique de voyages dans les vignes s’est largement mondialisé … le vin est un modèle de vie de gens cultivés, modernes et hédonistes.

 

L’internet, qui accompagne notre vie au quotidien influe ainsi sur la manière de consommer le tourisme. Cela a un impact sur l’œnotourisme et sur la manière de percevoir un territoire !

Le terroir (dans toutes ses dimensions humaines, techniques et naturelles) est également concerné par cette évolution.

 

Le m-terroir est né

 

Le m-tourisme (ou l’e-tourism mobile) devient tous les jours une réalité encore plus tangible. Nous sommes en permanence connectés, ou nous cherchons à l’être.

La révolution Internet, associée à de nouvelles fonctionnalités multi-supports (smartphone, tablette, PC) et les objets connectés, intervient dans l’organisation et la perception de l’espace (privé et public), cette transformation de nos comportements a aussi un effet sur notre perception du terroir.

 

Considérer la gouvernance du territoire avec la logique du m-terroir c’est favoriser la visibilité et la pratique de ce dernier. C’est alors une nouvelle façon de présenter et de vivre le terroir en l’incluant dans ce vaste ensemble de fonctionnalités et d’usages qu’offre la « mobilité connectée ».

 

Interprétation de paysage
Interprétation de paysage

Le visiteur pourra plus facilement préparer son voyage en se connectant à l’aéroport de Sao Polo, en route dans le TGV Méditerranée ou à l’hôtel de la ville la plus proche.

Sur le site, lors d’une visite inopinée il pourra relire ses wine gurus préférés ou choisir un prestataire local. Il est désormais possible de contacter en direct le domaine par des messageries instantanées (Viber, Snatchap, Whatsapp…). Le visiteur peut se perdre avec sa tablette pour reconnaître les variations de sols, découvrir les orientations différentes de ses vins rêvés : le paysage s’ouvre avec la connectivité.

Enfin, sur le chemin de retour, chater, mettre des « post » sur ses émotions oenophiles, partager ses photos en situations (si cela ne l’a pas été fait déjà dans la cave même !) prolonge l’expérience du voyageur et propage le m-terroir dans la nébuleuse Internet.

 

 

TripAdvisor vient d’éditer (avril 2015) une application pour l’Apple Watch. Google At a glance, TripAdvisor Glance, et beaucoup d’autres entreprises digitales peuvent maintenant fournir des suggestions en temps réel selon les paramètres que l’utilisateur aura renseigné.

 

Il va devenir normal pour le touriste de se promener en lien permanent avec le réseau pour retoucher le programme de la journée, de vérifier un itinéraire, se renseigner sur un contenu culturel, préparer la visite d’une cave … de vivre en mode mi-improvisé (qui augmente la sensation expérientielle du « vivre fort ») mi-organisé (qui assure la sécurité et le confort indispensable au tourisme contemporain).

 

Avec le m-tourisme les avantages sont nombreux :

 

– relais les services d’information que les OT proposent : avantage dans les pays ruraux, peu fréquentés, peu équipés.

 

– temps réel : pas de file d’attente en saison pleine, de porte fermée pour cause de pause déjeuner, pas de soucis de langue…

 

– ludification des espaces ou création de magazines en lignes comme le flipboard Montpellier Now

 

-Réalité augmentée avec un design d’expérience réalisé pour proposer une nouvelle relation au produit comme chez Nicolas Feuillate qui plonge le visiteur en immersion gustative.

 

– des services à la cartes, selon les requêtes de l’utilisateur et de son paramétrage…

 

– plus de soucis de désorientation, la géolocalisation permet de situer les sites à découvrir et mieux gérer le temps (le budget temps prend une autre dimension en vacances ! )

 

Stratégie & gouvernance digitale

 

Les innovations en matière de développement des territoires viticoles passeront par ce concept de m-terroir / œnosystème : les économies les plus compétitives sont toujours celles qui s’ouvrent aux échanges commerciaux.

 

Dans le cas du vin, son histoire le confirme : les meilleurs produits étaient exportés alors que les vins ordinaires étaient consommés localement (histoire des vins de Bourgogne vendus à Paris, qui au moyen-âge n’était pas française ; histoire des vins de Bordeaux au XVIIIème siècle exportés vers Londres …). Accueillir des visiteurs étrangers c’est faire rentrer des devises, c’est alors de l’exportation. L’avantage est double : par l’entrée directe de recettes et par la promotion et le support à l’export.

 

 

D’un point de vue territorial et de principe de gouvernance, il va devenir nécessaire de se pencher sur cette problématique stratégique. Déjà de nombreuses appellations se sont équipées d’applications qui servent de guide, d’encyclopédie, d’itinéraire … Mais au-delà de l’intérêt du client, l’ensemble des professionnels vin & tourisme du territoire / terroir est concerné.

 

Contrairement à certaines craintes qui ont pu s’exprimer, de la perte de l’authenticité du terroir (avec l’essor et l’emprise d’Internet, certains pronostiquaient une perte de réalité, ou en tout cas un dévoiement dans le rapport à la réalité), Internet dans ses applications mobiles, toujours plus puissantes et pertinentes, offrent plutôt une formidable opportunité de faire vivre de manière différente (et demain, augmentée) les terroirs.

La vieille opposition virtuel/⁠réel n’a plus de raison d’être aujourd’hui. Au delà de l’impression technologique, la relation n’est plus BtoB ou BtoC, elle devient HtoH (humam to human*)

 

Installation d'un plantier dans le terroir de Côte Rôtie
Installation d’un plantier dans le terroir de Côte Rôtie

 

 

Le m-tourisme permet de transformer l’appellation en m-terroir en proposant une conception plus transversale où les préoccupations relatives au développement durable** (écologiques, sociales, économiques) se retrouvent liées à une gouvernance inter-connectées et plus collaborative, le tout dans un environnement de consommateurs Digital Natives ou Génération Y dont le modèle de vie sera totalement différent des générations précédentes.

La logique d’œnosystème se voit renforcée par une technologie de plus en plus prégnante et acceptée par la population.

 

 

 

* Joël Gayet

**  39% des cyber-voyageurs considère que les questions de développement durable les concerne (Guillaume Weill, dg de MetrixLab).

 

 

 

 

 

 

 

Œnotourisme 3.0 : l’apport du digital

Voici un bref exposé d’un concept émergent qui va orienter la gouvernance des activités œnotouristiques et pourrait bien devenir un standard marketing de cette branche du tourisme.

 

Au-delà de la trouvaille sémantique, l’œnotourisme 3.0 est une notion opérante qui projette l’intégration du marketing expérientiel sur les évolutions du couple marchés / techniques.

Aborder l’avenir en 3.0 c’est se positionner sur un monde qui est déjà globalisé, c’est être capable d’accueillir une clientèle traditionnelle et aussi séduire le vaste monde que l’on touche via Internet.

 

 

Un peu plus de précision

Ce nouvel axe de travail se base sur une approche tridimensionnelle où l’œnotourisme est pris en compte comme un métier à part entière, et pas simplement comme une extension du vin et du tourisme.

 

Cet axe s’articule

  1. sur la valorisation des Savoirs
  2. sur la compréhension de la demande et de son marché
  3. sur l’utilisation effective des techniques de communication digitale

 

 

L’œnotourisme, activité culturelle et de service, se retrouve au cœur de la problématique digitale qui se développe de façon cruciale et impressionnante dans tous les secteurs d’activité, tourisme en tête :

Les 3 catégories plébliscitées par les internautes : tourisme, services, culture
Les 3 catégories plébiscitées par les internautes : tourisme, services, culture. Source : L’écho touristique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La démarche 3.0 cherche à coller à la demande des visiteurs en proposant des services propres à exalter l’expérience et l’émotion. L’un des enjeux est l’adaptation des comportements de l’entreprise aux moyens à mettre en place pour réaliser cet objectif.

 

Le support principal reste patrimonial, ce qui constitue le cœur de l’offre (paysages, architecture, vin, services d’accompagnement, restauration … ), et qu’il importe de valoriser.

 

Les moyens sont du domaine du digital, en démultipliant le pouvoir d’attraction et de séduction et en proposant de nouveaux services. Le produit touristique commence sur son Smartphone : la part digitale donne un avant gout et prolonge l’expérience réelle, et quand c’est bien fait, elle est en soi une expérience (marketing immersif*). Voila la vraie innovation.

Les sites d'avis comme TripAdvisor influent les approches stratégiques des metteurs en marché.
Les sites d’avis comme TripAdvisor influent les approches stratégiques des metteurs en marché.

 

A priori l’œnocurieux a accès à son voyage en consultant les sites, les réseaux sociaux, les sites d’avis et les plateformes de réservation. Sur le terrain, il est informé, en temps réel, au sujet de la prestation qu’il a commandé mais aussi de tout l’environnement qui compose son voyage (grèves, bouchons, météo, orientation… ).

 

Une fois chez lui, le visiteur garde un lien avec les lieux visités grâce aux réseaux sociaux mais il peut suivre aussi l’évolution de ses commandes de vins ou peut identifier les fournisseurs dont il a visité les caves.

 

L’avantage est double, le visiteur a eu accès à une expérience globale, en partie grâce aux pratiques numériques. Il peut aussi, par viralité, faire profiter ses proches (le bouche à oreille se passe maintenant sur les réseaux sociaux), et ainsi prolonger l’activité de promotion initiée par l’entrepreneur en œnotourisme.

 

Celui-ci a les moyens d’affiner son offre et proposer des services personnalisés qui augmenteront son activité et généreront plus de satisfaction, donc plus de retour et de succès.

 

Le site de vente on-line VIATOR a complètement changé les comportements de consommation.
Le site de vente on-line VIATOR a complètement changé les comportements de consommation.

 

Exemple vécu …

En téléchargeant une application de votre œnodestination, vous obtenez une masse d’informations. Une fois arrivé sur le lieu, vous pouvez assister à une foire au vin située dans un village en rencontrant des vignerons et des producteurs du terroir. Ensuite, sur votre tablette, vous avez accès aux meilleures informations sur les terroirs et les vins, ce qui orientera plus facilement votre découverte. En navigant, vous tombez alors sur une offre ciblée vous proposant une prestation chambre d’hôtes vigneronne ou les services d’un chauffeur-guide … le numérique a une telle plasticité qu’il permet une personnalisation quasi en temps réel (très pratique lorsqu’on doit affronter une métréo changeant ou le caprice d’un client qui est pris d’une envie soudaine  de Carignan blanc …). Ainsi TripAdvisor Glance informe le visiteur en temps réel d’opportunités de découverte à proximité du lieu où il se trouve.

 

Nous y sommes déjà !

 

Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, insiste sur le poids du secteur touristique qui  « représente 40% à 45% de part de marché (de l’e-commerce), soit près de 20 milliards d’euros par an ». TripAdvisor vient de passer la barres des 150 millions d’avis.

 

Ca y est : de nombreuses régions viticoles ont leur  » appli  » qui offre une gamme incroyable de services (réservation, itinéraire, conseils, information à chaud … ).  bordeauxwinetrip ou my-loire-valley sont de beaux exemples.  Il s’agit là de posséder toute l’offre régionale dans sa poche.

 

La voie reste  encore à aménager  et à conforter pour que la cheville ouvrière de l’œnotourisme (vigneron, OT, agences réceptives … ) intègre cette dimension digitale et offre une relation expérientielle où le visiteur pourra suivre l’évolution de son vignoble préféré.

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Le digital métamorphose l’offre œnotouristique

 

L’utilisation des technologies de l’information non seulement booste l’activité de l’entreprise, mais la transforme en profondeur. Les équipes réceptives doivent désormais concevoir leur métier en fonction de cette nouvelle orientation, en intégrant la langue du client (l’anglais, langue devenue un standard, langage de l’Internet également) et les usages toujours évolutifs (cf statistiques d’usage expédia & etourisme-info) .

 

Selon moi, le fer de la lance de la communication digitale en oenotourisme  doit combiner les outils de géolocalisation, les réseaux sociaux (qui invitent à propager la renommée de la marque, et permettent un travail toujours plus personnalisé en one to one) et le e commerce.
Ce trio magique (vente on-line, site d’avis, géolocalisation) change la donne : en route vers une nouvelle organisation territoriale ou œnosystème, vendre une destination c’est vendre un bouquet de services complémentaires qui sera en partie coordonné et synchronisé à partir de winemap.
Le client peut commander une prestations depuis Brisbane en j-3 juste au moment de décoller d’Australie et suivre la prestation œnotouristique quelque part en France, le tout sans avoir vu le vendeur de billet d’avions, sans avoir parlé avec l’hôtellier et encore moins au vigneron réceptif.

 

L’objectif est de convaincre et séduire, mais aussi de renforcer la confiance et la fidélité du client. L’Internet repousse les frontières, en recevant des visiteurs étrangers, cela permet aussi d’envisager d’une autre manière les pratiques commerciales de l’exportation des vins.

Déjà les agences de voyages s’équipent de casques Oculus Rift pour permettre aux clients de visualiser les produits touristiques, le réceptif doit suivre…

 

Le secret de l’oenotourisme 3.0 réside dans cet aspect : la distance et le temps ont été abolis au profit de beaucoup d’efficacité et de facilité. Cependant cette apparente aisance ne change en rien les niveaux d’attente qualitatifs.

 

 

Le digital ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, et pour que la formule soit opérante : il faut le connecter sans cesse et de manière quasi organique à la connaissance du client et à l’expérience qu’on lui propose.
Il ne suffit pas de chausser des google glass, encore faut il avoir un paysage devant soi et un regard pour l’appréhender.

 

* Marketing immersif (wikipedia) « Le marketing immersif est l’une des disciplines apparues récemment dans le domaine du web marketing. Lemarketing immersif s’apparente au marketing expérientiel. Elle immerge les consommateurs dans l’univers de lamarque. Les techniques utilisées sont nombreuses. Elles permettent d’offrir au consommateur une expérienceunique et mémorable de telle sorte que la marque participe au mode de vie du consommateur » wikipedia + http://adventresults.com/2008/08/definition-of-immersive-marketing/)