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Marc Jonas
conseil@chemins-vignerons.com

Du temps des pionniers à celui de l’œnosystème

L’œnotourisme en France commence à peine à faire ses premiers pas. Certes nous pouvons observer une très grande disparité régionale, et une région comme celle du Médoc a plusieurs années d’avance sur la majorité des vignobles Français voire Européens.

 

Historiquement, les flux touristiques, attirés par la très forte notoriété des vins, a métamorphosé prioritairement les territoires viticoles.

 

L’ère des pionniers est derrière nous !
Globalement, nous sortons à peine de l’ère des précurseurs, de ces pionniers qui ont ouvert la voie. En 1953 l’Alsace créée la première route du vin, plus tard la route des Grands Crus de Bourgogne voie le jour en 1995 officialisant une pratique déjà ancienne, les autres régions (Bordelais, Champagne, Pays de Loire…) emboîtent le pas. Mais l’exemple vient de Californie avec le Domaine Mondavi qui professionnalise le tourisme du vin en 1969 avec entre autre le Winery’s Summer Music Festival.

 


Ces initiateurs ont du créer ce marché original et contribuer à sa maturation.

La fête du vin à Bandol

La fête du vin à Bandol

Un travail  de maturation et d’adaptation considérable étant donné le retard pris dans ce domaine par rapport à l’offre internationale : établir des relations avec les professionnels du tourisme (ou celui du vin), comprendre pragmatiquement les conditions du métiers, adapter l’existant (personnel, locaux, matériel, la communication…) à une demande très diversifiée…
En parallèle le monde du tourisme a découvert ce gisement et y est venu presque par nécessité. Là encore la demande a orienté les choix, elle a forcé la marche vers plus d’observation et d’écoute pour créer des produits touristiques mieux adaptés et plus pertinents.

 

Il faut organiser l’offre !
Enfin les administrations (du vin et du tourisme) ont pris la mesure de l’avancement du concept ŒNOTOURISME pour initier des cadres légaux, les premières formations voient le jours, Atout France intègre cette filière et pose la conclusion avec le rapport Dubrule de la nécessité de structuration et d’organisation de l’offre.

 

 

L’idée de label œnotouristique émerge, cependant les réseaux restent – à l’image de ces deux mondes matriciels – structurés en parallèle et fonctionnant séparément avec leur propre hiérarchie : peu d’organismes peuvent revendiquer la double culture du Vin ET du Tourisme à part égale de ses composants organiques (cursus des employés, expérience, orientation de l’activité…).
Nous sommes encore au temps des individualités, nous sortons tout juste de l’ère des pionniers, c’est le moment de s’engager dans une logique de système, de considérer le « projet œnotouristique » comme une branche en soi et non comme une variante du métier du vin ou de celui du tourisme.

 

 

La définition des métiers de l’œnotourisme reste encore à poser en tant qu’activités distinctes et quasi autonomes en les profilant dans une logique globale d’œnosystème.

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