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Marc Jonas
conseil@chemins-vignerons.com

La mondialisation nous oblige à nous adapter

La mondialisation envahit notre quotidien … Le marché de l’œnotourisme s’étend à la terre entière.
Gageons que dans quelques années le concept concernant les activités de « loisir », actuellement orientées vers un public de proximité, englobera les visiteurs nationaux. Le tourisme du vin selon ce principe ne regardera que les visiteurs étrangers.

Il s’agit de prospective, mais il me semble bienvenu de se positionner selon ce type de vision pour définir la stratégie de développement et la politique d’accueil.

Les enjeux de l'oenotourisme sont actuellement sur la professionnalisation de l'accueil

Les enjeux de l’œnotourisme sont actuellement sur la professionnalisation de l’accueil

L’internet met les prestations à la portée de tous les curieux du vin, les amoureux des paysages viticoles, les pratiquants des crus nationaux : le monde rapetisse.

 

Le secret de l’accueil :  s’adapter au client

Le visiteur se déplace avec sa culture et ses habitudes, et il est légitime qu’il s’attende à obtenir le même niveau de services qu’il peut avoir dans son pays d’origine. D’une certaine manière, les flots de touristes américains ou asiatiques nous montrent la voie à suivre. Il s’agit là d’obtenir un certain standard international qui uniformise l’ensemble des métiers du tourisme du vin (vendeurs de voyages, transporteurs, hébergeurs et animations/prestataires).

Le monde du tourisme en France a parfaitement intégré les nécessités des échanges touristiques mondiaux, l’effort actuellement concerne principalement le monde viticole, s’il désire amplifier son implication dans ce nouveau secteur d’activité.
Ce besoin d’adaptation ne concerne que la partie « service » du domaine viticole et ne regarde en aucun cas, la fonction « production », qui reste le métier initial.

 

Le défi de l’œnotourisme : une culture mondialisée du vin

Les changements ont déjà commencé, certaines régions montrent la voie, il ne faut qu’harmoniser les pratiques et veiller à ce que les acquis qualitatifs se maintiennent.
Les champs d’application de ces améliorations concernent l’organisation, la professionnalisation du personnel d’accueil, la mise en scène des prestations : principalement des améliorations de type plus comportemental que technique ou matériel.
Le défi principal de toute cave qui désir s’orienter vers l’œnotourisme, est d’acquérir la culture du tourisme, chose tout a fait réalisable si l’on en fait un objectif.

Standardiser l’accueil ne dénature pas la fonction de vigneron, les deux métiers sont indépendants, il ne s’agit que de les rapprocher !

2 Responses so far.

  1. Alain Trémiseau. dit :

    Les choix et les obligations de l’oenotourisme

    A l’échelle de l’histoire du tourisme et plus encore de l’évolution historique de la viticulture et de la viniculture, l’oenotourisme est évidemment une aventure dont on n’a pas encore vraiment cerné les limites et toute l’étendue.
    A cet égard, j’ai envie de mettre en évidence cette petite phrase dans laquelle Marc Jonas résume à la fois l’actualité et l’évolution de l’oenotourisme : « le défi principal de toute cave qui désire s’orienter vers l’œnotourisme, est d’acquérir la culture du tourisme ».

    Un défi d’autant moins aisé à relever pour des vignerons que le tourisme est totalement étranger à leur métier de base.
    Mais après tout, on pourrait en dire autant des métiers de la communication, du marketing, du commerce, de la commercialisation… avec lesquels un vigneron qui veut vivre et évoluer, se doit de composer.

    Quel que soit son terrain d’activités, la tâche la plus insurmontable pour un professionnel est de passer du savoir-faire au faire-savoir ; tant il est difficile de parler de soi ou de ce qu’on fait.
    Demandez donc à un écrivain de parler de son livre, demandez donc à un boulanger de parler de son pain…

    Dans le cadre d’un oenotourisme qui se développe de plus en plus et qui s’inscrit, comme le tourisme, dans une dimension mondiale, la concurrence s’élargit du domaine exclusivement viticole et vinicole, à celui de l’accueil, de la disponibilité et de ce qu’on nomme les produits dérivés.

    Produits dérivés du vin bien entendu mais aussi du métier de vigneron, de la dégustation non seulement du vin mais des habituels plaisirs gastronomiques qui lui sont associés.
    On comprend que le défi soit difficile à relever.

    Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? C’est la question que sans doute tous les vignerons tentés par l’aventure se poseront, au regard des investissements en hommes, en matériel et en compétences que l’oenotourisme exigera d’eux.

    A vrai dire, je ne sais même pas s’ils ont/auront tellement le choix dans la mesure où l’oenotourisme, comme la numérisation, la participation aux réseaux sociaux, la présence en salons et foires… est un train dans lequel ils embarqueront… sous peine de le voir partir sans eux.

    Alain Trémiseau
    Conseil rédactionnel et éditorial – Biographie – Storytelling…
    Information & Communication
    Secrétaire de l’association « Par Mots et par Vins »

    • Marc Jonas Consultant dit :

      Merci Alain pour votre participation à la recherche d’une certaine « vérité ». Nous nous orientons vers un marché du vin qui se partage en deux : les vins de masse sans identité et les autres qui ont une histoire à raconter – ce sont ceux-là qui attirent les visiteurs … savoir faire de grands vins et en parler seront les deux grands axes pour ce genre de domaines viticoles : l’oenotourisme s’insère naturellement dans ce processus !

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