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Marc Jonas
conseil@chemins-vignerons.com

Rien ne sert de communiquer, il faut servir à point !

Depuis l’avènement des réseaux sociaux on voit déferler partout une incroyable émergence de nouvelles activités, mais sont-elles toujours aussi pertinentes qu’elle le prétendent ?

Communico ergo sum ! Je communique donc je suis – la recette semble facile. Savoir accueillir est un service en soi, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas l’apanage français !
La puissance croissante des moyens de communication disponibles n’améliorera pas un service d’accueil défaillant.

 

L’accueil, l’accueil, l’accueil !

L’accueil EST un métier ! Comme Monsieur Jourdain, nous le pratiquons tous sans le savoir. Cette faiblesse nationale (observons notre comportement au volant, pour en déduire le niveau moyen de savoir-vivre en France) ne concerne pas uniquement le monde du vin.
Le sourire, la patience, l’empathie, la disponibilité sont des qualités humaines dont nous disposons tous. Bien accueillir est quelque chose de possible, encore faut-il le vouloir.
Viennent ensuite les compétences plus techniques comme la maîtrise d’une langue, les connaissances oenologiques et/ou agricoles, commerciales … que l’on peut acquérir au fil de l’eau.

L'Oenotourisme, avant d'être une route des vins, c'est surtout l'art de bien accueillir.

L’Oenotourisme, avant d’être une route des vins, c’est surtout l’art de bien accueillir.

Bien accueillir, c’est aussi disposer d’une signalétique efficace, de moyens d’accès pratiques, de confort et d’esthétique. Paradoxalement, ces dernières catégories « matérielles » sont assez bien développées en France.

Souvent, à la suite de visites de caves dans des domaines prestigieux, les clients m’ont fait remarquer la disproportion entre l’investissement technique (beauté des constructions, salle de dégustation confortable, jardin aménagé et parking bien adapté….) et le ridicule de l’accueil (secrétaire peu disponible, anglais inexistant, échantillons de dégustation versés à l’économie, sourire crispé …).

 

L’oenotourisme est un secteur d’activité en soi !

Le monde du vin, s’il désire investir celui du tourisme, doit professionnaliser l’accueil, cela induit des logiques comportementales orientées vers le service, monde opposé à celui du vin qui privilégie l’approche « produit ».

Mais les enjeux, tant en terme de chiffre d’affaire que d’image tournent autour de cette capacité à accueillir.

Plus que la qualité du vin, la qualité de l’accueil va déterminer le succès d’une entreprise œnotouristique, encore plus depuis que les réseaux sociaux comme Trip Advisor ou Foursquare donnent la liberté aux visiteurs d’évaluer la prestation.

Le moyen-âge est fini, nous en sommes au 2.0. Tout nous est permis, mais la contre partie est qu’il nous sera peu pardonné. Pour soigner notre e réputation, commençons par valoriser notre savoir-être !

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