Conseil Œnotourisme anime le colloque Digital & Œnotourisme pour Open Tourisme Lab

L’Open Tourisme Lab fait passer l’oenotourisme à l’heure digitalPar Pauline Compan  |  

Marc Jonas (expert oenotourisme), Emmanuel Bobin (Open Tourisme Lab), Jeannet Schwager de Jong (Tourisclub Nîmes-Camargue), Étienne Mangue (Winepass).
Marc Jonas (expert oenotourisme), Emmanuel Bobin (Open Tourisme Lab), Jeannet Schwager de Jong (Tourisclub Nîmes-Camargue), Étienne Mangue (Winepass). (Crédits : PC)
L’Open Tourisme Lab, accélérateur de start-ups nîmois, lance son programme événementiel avec un 1er rendez-vous, le 29 mars, au domaine du Prieuré d’Estagel. 150 participants débattront des enjeux de l’oenotourisme à l’heure du digital. Des rencontres entre professionnels et start-ups sont aussi prévues.

En 2017, 10 millions d’oenotouristes ont parcouru les domaines de France, un chiffre en constante augmentation depuis dix ans. Si 42 % de ces visiteurs sont étrangers, le flux devrait s’inverser dans les années à venir. Près des deux tiers de ces nouveaux touristes seront alors des visiteurs internationaux, qui ont le choix entre plusieurs grandes destinations viticoles (Chili, Californie, Argentine…), dans un contexte de plus en plus concurrentiel.

« Il faut donner des clefs aux professionnels de la viticulture et favoriser les échanges avec les acteurs de l’innovation et le monde du tourisme », affirme Emmanuel Bobin, directeur de l’Open Tourisme Lab et initiateur de ce premier Open Event.

Vendre un mode de vie

Avec l’oenotourisme, les vignerons ne vendent pas que des bouteilles, mais une image et une destination. Dans un monde globalisé, l’expérience devient alors primordiale et les vignerons doivent se doter de nouvelles compétences, comme le sens de l’accueil ou la gestion digitale des ventes et réservations.

D’autant que, parfois, les retours ne sont pas immédiats : une visite sur un domaine peut entraîner des commandes en ligne plus tard, une fois les touristes rentrés chez eux.

« Les vignerons doivent entrer dans le business model de l’accueil, poursuit Marc Jonas, conférencier expert en conseil sur l’oenotourisme. Le « web to store » ou « app to store » se développent. Il faut que les professionnels s’approprient ces solutions pour amener la clientèle étrangère dans leurs exploitations. « 

Open Event & innovation sur l’oenotourisme

Ce premier Open Event, « Oenotourisme, innovation et business », se tiendra toute la journée du 29 mars au domaine du Prieuré d’Estagel à Saint-Gilles (30). Trois tables rondes résumeront les enjeux de la relation client et du digital, en partenariat avec les Costières de Nîmes, Vitisphère, le pôle métropolitain Nîmes-Alès et le TourisClub Nîmes-Camargue.

Douze start-ups, sélectionnées par l’Open Tourisme Lab, présenteront leurs solutions, avant les rendez-vous BtoB prévus dans l’après-midi. 150 participants sont attendus, et une centaine de rendez-vous sont déjà programmés. Un concours de pitch récompensera la start-up gagnante avec sa participation à un salon professionnel tous frais payés.

« L’ex-Languedoc-Roussillon a un potentiel énorme, assure Étienne Mangue, fondateur de la start-up Winepass, invitée à l’Open Event. Il faut que les viticulteurs prennent conscience que l’oenotourisme est un relai de croissance, et qu’ils acquièrent certaines compétences marketing et tourisme, pour proposer des prestations de qualité. »

Les douze start-ups choisies par l’Open Tourisme Lab sont Aveine, Biodiv Go, Français & Food, French Wine Tour, Geovina Connect, Imago Production, Kookooning, Le Flâneur, Les Vinotonautes, Winalist, Winepass.

 

Le digital change les entreprises … les œnotouristes aussi !

Le consommateur obtient maintenant des informations qui proviennent de nombreuses sources. Le cross-canal est rentré dans les mœurs : les appli, les réseaux sociaux et les mail sont devenus le mix-communication qui relie les entreprises aux clients.

L’œnotourisme vit cette mutation très intensément.

 

 

Un nouveau management

La gestion du temps : la valeur du temps est transformée par le digital. Les réservations se font 24h/24, le client attend une réponse immédiate, ce qui change les codes de politesse, le comportement client évolue vers plus de volatilité et d’impatience, parallèlement il s’engage plus dans la marque dans laquelle il s’identifie. L’entreprise œnotouristique doit penser cette nouvelle dimension de la temporalité dans son organisation pour supporter les variations de flux et obtenir plus de succès dans les ventes.

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L’horizontalité : Naturellement les activités d’accueil touristique imposent une certaine égalité devant les tâches à accomplir. Le co-travail s’impose avec le digital, les hôtes sont plus polyvalents et interviennent sur plusieurs postes, ils sont multi-fonctions. Cette dimension est visible dans les pratiques d’accueil mais se retrouve également au niveau business : de l’analyse, de la réflexion et des prises de décision : nous sommes dans l’ère du collaboratif !

 

La transparence : La notion d’authenticité est la tendance croissante du bon comportement digital. Le citoyen comme le consommateur est excédé par les abus de superlatifs, de photos exaltantes, de produits (ou prestations) sans âme. Parallèlement, le caractère invasif du digital (qui touche le client directement, la viralité…) peut dérouter l’internaute qui recherche plus de sécurité dans la promesse initiale.

 

Une nouvelle manière de voyager dans les vignobles

La recherche d’informations : massivement les visiteurs se renseignent avant de se décider pour choisir leur œno-destination … suite logique, les visites en ligne aboutissent par des visites terrain : le marketing digital, loin de capter tous les achats, rapproche de la vente physique.

 

Le parcours client : premier contact sur le site web -> recherches site d’avis -> réservation (directe ou par agence de voyages physique ou OTA*) -> usage appli locale -> visite (wifi : usage smartphone, tablette …)  -> réseaux sociaux -> établissement d’une relation client (CRMS**). Ainsi en 2016 18,1 millions de personnes soit 53% des français (7% en 2010 !)  on utilisé leur smartphone pour réaliser leur vacances

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La réservation : les moyens pour arriver chez le prestataire s’est accru à la proportion de l’évolution de l’outil numérique. L’Office de Tourisme et le bouche à oreille local laisse place aux sites spécialisés (réservation d’hôtellerie, de restaurant, de packages …). Les sites d’avis donnent le ton, des agences de voyages spécialisées se multiplient : l’accueil se professionnalise et tend vers toujours plus de personnalisation des services.

 

L’image avant tout :YouTube,  Instagram & Pinterest on montré l’importance du visuel. Le Smartphone est autant un appareil photo qu’un téléphone. La photo devient une manière de vivre maintenant … Les acteurs œnotouristiques doivent devancer les visiteurs en leur proposant des opportunités de prise de photos (points de vue, objets remarquables, expériences valorisantes …) qui peut propager le nom de l’entreprise. Ainsi les sites internet (responsive design) et les réseaux sociaux doivent être construits avec des images originales, de qualité, reflétant fidèlement les valeurs de la marque.

 

Un marketing repensé

La ré-assurance : le consommateur est hyper-sollicité, avant d’avoir expérimenté le produit / prestation, il a toujours un doute, il craint d’avoir fait un mauvais choix. Dans la tendance de la personnalisation et de l’expérience client, l’entreprise se doit d’interagir avec lui. Celui-ci désire plus que tout être consom’acteur et s’investir dans l’objet de son désir. Le remercier d’une prise de contact, confirmer une date ou un lieu, affirmer les références de l’entreprise sont autant d’actions à mener pour le convaincre qu’il a fait le bon choix.

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Le site d’accueil : de plus en plus les visiteurs, pour obtenir des informations produit consultent le site entreprise et les sites d’avis sur le point de vente. Les informations sur site doivent être claires, rapidement accessibles et dans les langues des clientèles ciblées. Il doit également promouvoir les sites partenaires (les revendeurs, applications, plateformes …) pour faciliter la navigation et le séjour des internautes

 

Obtenir des informations : Les enjeux de l’accueil œnotouristique est de plus en plus dans la collecte d’information client : cela devient un fantastique moyen d’enrichir le fichier, de le transformer en follower Facebook ou Twitter, de le réorienter vers un caviste ou un partenaire … De plus en plus le travail du vigneron sera de faire du bon vin et d’être capable de communiquer sur la marque : les ventes seront proportionnelles à ces deux facteurs.

 

Œnotourisme & Digital : vers la stratégie de marque

L’œnotourisme attire 42% d’étrangers (chiffre Atout France 2016), cette tendance à la hausse ne va pas baisser dans les années à venir. L’accueil devient une nouvelle façon de vendre et de communiquer. C’est une opportunité fantastique pour affirmer les valeurs de la marque, fidéliser par l’expérience client et initier une nouvelle relation client via le e-commerce (ou m-commerce).

Conseil Œnotourisme, en travaillant avec une démarche marketing de contenu, aide à intégrer la stratégie d’acceuil avec en perspective la valorisation de la marque.

 

* OTA : Online Travel Agency

** CRM-S : Customer Relationship Management-Social

Les 7 axes marketing en œnotourisme en 2017

L’œnotourisme devient un secteur d’activité de plus en plus concurrentiel. Des On-Line Travel Agencies (OTA) et des sites d’avis orientent fortement les choix des visiteurs. Les Réseaux sociaux et les nombreuses applications naissantes obligent les prestataires à se professionnaliser. L’accueil œnotouristique est une affaire de stratégie !

Voici les 7 grandes tendances qui selon moi sont à intégrer dans vos choix stratégiques.

 

1 La customisation ou personnalisation de l’offre

Des prestations qui collent au rêve du consommateur : cette évolution a été initiée dans le segment des prestations haut de gamme pour se populariser aujourd’hui.

 

Celle-ci a été amplifiée par la fluidité d’information qu’apportent les réseaux sociaux ainsi que la sollicitation des sites d’avis et de ranking.

 

Le touriste est mort, vive l’individu : nous sommes arrivé dans l’ère du marketing de l’expérience et du marketing holistique (qui prend en compte toutes les dimensions de l’individu).

 

Combinaison de Wine + Wonderlust : envie de voyager ou soif d'aventure
Combinaison de Wine + Wonderlust : envie de voyager ou soif d’aventure

2 La transparence

La révolution digitale, l’éducation des consommateurs aux grands concepts du marketing, l’influence post-moderne de la Y génération … tous ces éléments obligent les metteurs en marché à proposer une prestation rigoureusement similaire à l’offre.

 

L’hyper concurrence & l’hyper connectivité laissent la liberté au consommateur d’élire les offres qu’il considérera les plus lisibles et les plus fiables.

 

L’outil internet permet d’idéaliser la prestation (de la part des clients comme des prestataires) mais doit strictement refléter la réalité au risque de subir les effets négatifs de contre publicités : il faut être transparent !

 

 

3 Le bien-être

La qualité de vie (environnement, Culture, relations humaines), la prise en compte de l’hygiène de vie (le développement des produits bio), la réalisation de soi (évolution post-moderne….) sont les indices qui signifient l’importance de la prise en compte des 4 états de la personne (le physique, le psychologique, le social, le spirituel : holistique).

 

Nombreux sont les voyageurs qui reviennent vers une destination, et cette fois-ci la découverte n’est pas la motivation principale. La réalisation de soi constitue l’une des clés d’entrée de l’appréciation d’une activité …

 

La prise en compte de ce principe associé à celui de confort (de plus en plus important avec nos sociétés vieillissantes) participe au succès des entreprises œnotouristiques.

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4 le digital

L’industrie touristique a vu ses habitudes marketing complètement métamorphosée par l’arrivée de l’économie digitale. A tel point que l’on en est à parler de m-tourisme (mobile tourisme). L’usage des appareils mobiles (Smartphone & tablettes) plus encore que le bon vieux PC transforme les pratiques consommateurs : résa last minute, labilité de la demande, client multi-profil …

 

Les marketeurs du tourisme parlent d’agilité pour pointer la capacité d’adaptation et de requalification de stratégie en réponse à la mouvance du marché (concurrence, clientèles, évolutions technologiques … )

 

Rapporté à l’œnotourisme, les professionnels auront à penser le couple vin/tourisme autrement pour s’orienter m-terroir (mobile-terroir) en croisant une qualification plus fine de la demande avec le tandem technologie/patrimoine pour rester visible et correspondre aux générations Digital Native qui suivent …

 

 

5 l’immédiateté

C’est le revers de la médaille, le temps. Il se raccourcit incroyablement. Cela oblige les metteurs en marché (hôtellerie, transport, agences de voyages …) à trouver des solutions en terme de flexibilité et rapidité de réaction.

 

Conséquences de l’hyper concurrence et du digital : le tout, tout de suite va être un des critères du choix consommateur. Un prestataire qui ne sera pas capable de répondre dans l’heure sera considéré comme non professionnel donc peu attractif.

 

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6 Etre spécialiste de son œno-destination

La multiplication des offres implique une augmentation de la concurrence. Celle-ci s’observe entre différentes oeno-destinations ou entre prestataires d’un même territoire.

 

Les visiteurs se spécialisent : certains sont experts en voyages, d’autres en matière viticole, parfois les deux ensemble !

 

L’un des critères qui va déclencher l’envie d’achat ne réside plus dans le « quoi ? » (ou le où en terme de destination ?) mais surtout dans le « comment ? » (qui suppose avec qui, à quel rythme, quel bénéfice en retirer ?).

 

Cette notion de texture relationnelle mise en perspective avec l’authenticité du discours va définir le niveau d’expertise et de qualité du réceptif en œnotourisme.

 

 

7 Storytelling

On aime tous les histoires … et depuis que l’on est tout petit ! Le « il était une fois … » est beaucoup plus séduisant qu’une liste d’événements ou d’actions vécues par le vigneron.

 

Le storytelling parle au cœur, c’est un « Conte de Faits », c’est le voyage par l’esprit pour des voyageurs bien présents … ça se mémorise et se raconte, ça participe au bouche à oreille digitalisé, ça se facebook et ça se like …

Et en quoi puis je vous aider ?

La formation est un fantastique levier de performance : performance en terme de choix marketing (image, message, cible client), performance en web-marketing (stratégies digitales et expérience client), performance à l’accueil (développement du chiffre d’affaire, fidélisation).

 

Travailler à l’amélioration de l’accueil peut se penser à l’échelon du territoire, de l’entreprise réceptive, de l’équipe en charge de l’accueil mais surtout auprès des individus. Le futur se construit au quotidien : Conseil Œnotourisme intervient pour des actions formation adaptée à chaque problématique.